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24/02/2010

Quand on n’a pas d’idée, faut-il faire une campagne ad hominem ?

L’attristant épisode de la cabale orchestrée contre Ali Soumaré montre que la campagne mise en place par l’UMP en Ile-de-France semble plus guidée par de mauvais réflexes que par une réflexion ou une vision politique.

L’affaire, lancée opportunément un vendredi à l’heure de la fermeture des greffes, fait « pschitt » et se retourne contre l’envoyeur quand la procureure de Pontoise précise que les informations avancées par les élus UMP n’étaient pas publiques, imposant un exercice de rétropédalage semant le trouble jusque parmi les membres du Gouvernement ou à la tête de l’UMP, pourtant accoutumés à l’exercice par le style de gouvernance imposé depuis 2007.

Le temps des écoutes de l’Elysée et autres « boules puantes » (que s’était refusé à utiliser le Général de Gaulle lors de la campagne de 1965) a décidément la vie dure…

Le dévoiement de services de l’Etat sous des pressions politiques démontre une fois de plus la nécessité de plus d’indépendance et de transparence dans l’accomplissement de ces missions, en particulier la Justice.

Je ne sais pas si la liste qu’Ali Soumaré mène en Seine-Saint-Denis bénéficiera des errements de l’UMP, mais je sais pour quel parti je ne voterai pas aux prochaines élections.

17/11/2009

« Tout est politique aux politiciens. Mais tout est morale aux honnêtes gens. »

Telle est la devise, attribuée à Péguy, qu’affichait Estelle Debaecker sur son blog tenu de 2005 à 2008, un blog à l’image de son opposition au Maire actuel, sans concessions et sans cesse en quête de droiture et de rigueur dans l’usage de l’argent public… (voir entre autres les “affaires” du Parking St Germain ou du vrai-faux rapport Ernst & Young faisant l’objet d’une plainte contre X, la CRC, les annulations de budget …).

Mais en juin 2009, quelques semaines avant une séance très attendue du Conseil d’Etat, E. Debaecker prend sa carte à l’UMP : coup de poker ou coming out pour celle qui avait construit son succès de 1995 sur une liste à forte composante « société civile » ? Toujours est-il qu’après la décision qui a quelque peu surpris, l’effervescence printanière a rapidement laissé place à une recomposition du paysage politique Nogentais et une sédimentation autour du pouvoir confirmé dans ses fonctions, avec dans le même temps une modification notable de ton laissant apparaître un schisme au sein du groupe d’opposition « Nogent avec vous » (mesurable à l’aune des votes contre et des abstentions en Conseil Municipal).

Hier, à son arrivée au Conseil Municipal vers 20h15, E Debaecker annonce qu’elle s’est désistée des actions en instance près du Tribunal Administratif le 7 novembre (portant sur des délibérations du Conseil Municipal de la mandature précédente). Elle a cru devoir préciser qu’elle avait « fait cette chose complètement librement sans aucune contrepartie d’aucune sorte », et qu’elle continuerait à servir les Nogentais comme elle l’a « toujours fait pendant déjà vingt ans au Conseil Municipal à Nogent » - sur quoi le Maire a ajouté « Je n’en doute pas, et je tiens à confirmer ce que vous venez de dire, sachez que nous notons votre décision avec beaucoup d’intérêt » (cf. l’enregistrement mis en ligne par Nogent Citoyen après l’instant 7:50, ou les billets en partie consacrés à cette page d’histoire locale qui se tourne).

Alors que les appareils s’affairent à établir leurs listes pour les prochaines élections régionales, ce blog d’E. Debaecker et cette devise empreinte d’idéal disparaîtront-t-ils avec les hubris d’une campagne chassant l’autre ?

Tout est politique aux politiciens…

17/10/2009

Pétition, communication d’Etat et publicité commerciale : télescopages…

Les hasards de la communication d’Etat omniprésente et de la publicité commerciale (annonces google), dont elle n’est pas toujours si éloignée, conduisent à d’improbables télescopages, comme celui découvert ce matin sur le site hébergeant la pétition demandant à ce que Jean Sarkozy renonce à postuler au poste de président de l’EPAD (Etablissement Public d’Aménagement de la Défense) lancée par Christophe Grébert, élu Mouvement Démocrate à Puteaux :

s’y côtoient une réclame pour un site d’avocats spécialisés en divorce (y compris celui entre élus UMP des Hauts-de-Seine comme à Courbevoie et l’Etat ?), une autre pour l’« Hôtel le dauphin » en gimmick du « fils de » par lequel et à qui tout arrive (comme un écho au Papamadi d’une génération antérieure), le tout chapeauté par le bandeau Pecresse-iledefrance, l’intéressée tentant d’éteindre la polémique au coté de l’actuel président touché par une limite d’age confirmée par l’Etat, tout en lançant sa campagne des régionales 2010 avec la puissance de conviction qui la caractérise, adoptant habilement comme logo « Changer, c’est possible »… Visiblement, ce n’est donc plus « ensemble » ni « tout » qui deviendrait possible : il faut vraiment changer quelque chose dans ce pays… ou quelqu’un.

07/03/2008

Much ado about nothing ?

Après Darcos, Hortefeux, Karoutchi, Devedjian : quelques jours avant le premier tour c’est la grande parade des ultras sarkozystes à Nogent.

Et la liste s’allonge si l’on énumère ceux qui n’ont pas fait le déplacement mais juste envoyé leur photo, dont le maire sortant empli nos boites aux lettres avec obstination : le Président de la République – malgré sa popularité toujours plus basse et le peu de confiance que lui accordent nos concitoyens «pour affronter efficacement les principaux problèmes qui se posent au pays», Fillon, Borloo, Bertrand rien que sur le tract d’aujourd’hui…

On peut légitimement s’interroger sur le désœuvrement ou la motivation de tous ces hauts personnages de l’état à voler au secours du maire sortant de notre petite ville, alors que les casseroles résultant de sa gestion dispendieuse et opaque semblent chaque jours plus lourdes a traîner.

Si je peux comprendre – sans l’excuser - l’intérêt politicien d’une manoeuvre coûteuse pour tenter d’influer les élections à Pau, l’enjeu n’est tout de même pas du même ordre chez nous. Par quel tour de passe-passe le maire sortant est-t-il parvenu à mobiliser ainsi la fine fleur du sarkozysme avec un bilan pareil ?

Le mystère s’épaissit… en attendant que le verdict des urnes fasse tomber ces gesticulations de fin de règne dans l’oubli.

26/02/2008

Rencontre au sommet

Se trouvant peut-être peu à court de soutien alors qu’il est en froid avec les premiers adjoints qui se sont succédés pendant sa mandature et une majorité des membres du Nouveau Centre dont il réclame pourtant l’investiture, le maire sortant invoque maintenant le Président de la République (dont seule la caution de sa popularité légendaire semble désormais pouvoir renverser la tendance…) :


Le locataire de l’Elysée l’aurait invité à déjeuner pour le féliciter de « la qualité des propositions de son programme municipal » – espérons pour lui que c’était en des termes un peu plus châtiés que lors de son intervention samedi au salon de l’agriculture, alors qu’un quidam semblait préférer ne pas être guéri de ses écrouelles…

On peut aussi noter en passant une explication possible pour les multiples controverses de dates qui émaillent les débats concernant le bilan du maire sortant (rapport préliminaire E&Y en novembre 2003 ou février 2004, date du sinistre du parking un mardi ou un vendredi, investiture du Nouveau Centre revendiquée un mois avant la nomination de la section locale, etc.) : la date du document présenté est le 22 janvier alors que le courrier du Président de la République est daté du 21 février…

Tout s’explique : le maire sortant vivrait dans le passé… surtout ne le réveillons pas, il pourrait décider d’augmenter les impôts pour rattraper le temps perdu.

20/02/2008

Le PSLE de Nogent-sur-Marne soutient la liste de Marie-Anne Montchamp

A l’occasion de sa Convention Municipale, le Parti Social Libéral Européen – ou Nouveau Centre - du Val-de-Marne vient de se doter d’une Fédération Départementale, qui a désigné son président à l’unanimité (« plus de cent adhérents »), l’objectif avoué étant de (dé) « montrer son « existence politique » en tirant parti des « opportunités » découlant des difficultés rencontrées par ses alliés ou adversaires.

Figurant dans un premier temps au coté du maire sortant, en particulier par la présence de son adjoint aux affaires juridique (poste central de la mandature qui s’achève), le Nouveau Centre soutien désormais la liste de Marie-Anne Montchamp.

Nul doute que le maire sortant va rapidement corriger la page d’accueil de son site pour ne pas risquer une confusion dans l’esprit des électeurs, bien involontaire sans doute, sur les différents soutiens sur lesquels il peut encore compter aujourd’hui:

L’explication arithmétique de ce soutien est détaillée à la fin du courrier diffusé par un blog local et a le mérite d’éviter la langue de bois :
« Après discussion, constatant que la liste de M Martin n’offre que trois places au Nouveau Centre alors que, dans le même temps, Mme Montchamp offre sept places sur sa liste pour le Nouveau Centre et soutiendra une candidature Nouveau Centre sur Nogent lors des élections cantonales de 2010, la section de Nogent décide d’apporter son soutien à la liste de Marie-Anne Montchamp. »

Comme l’aurait dit Edgar Faure, il semble que le vent tourne… au moins, cette fois-ci c’est dans le bon sens pour les Nogentais.

11/02/2008

Droit d‘ingérence

L’investiture pour une municipalité de banlieue préoccupe en haut lieu, et serait même définie à l’Elysée (si officiellement il n’était question que de démission de poste de porte-parole samedi, on voit mal comment le contexte de la présentation de cette démission aurait pu ne pas être évoqué)… est-ce bien l‘urgence du moment au sommet de l’Etat, ou bien cela traduit-il seulement une nouvelle forme de politique – à défaut d’une politique de civilisation ?

Pendant ce temps, le fils du Président met les bouchées doubles pour suivre les traces de son père, qui à 28 ans en 1983 avait doublé sur la ligne dans la course pour l’investiture Charles Pasqua, alors moins disponible en raison d’une hospitalisation pour l’opération d’une hernie.

Au delà du coté vaudeville dont on peut sourire ou s’attrister, cela illustre les risques de dérives des appareils au détriment de la Démocratie – risques dont malheureusement aucun parti n’est exempt – quand les militants, et plus largement les citoyens, ne font plus partie intégrante des rouages de la machine politique qui est supposée les représenter et in fine les servir.

Même si sondages et showbiz sont devenus une composante inévitable de la nouvelle gouvernance comme autant de rideaux de fumée destinés à gagner un peu de temps, il ne faut pas pour autant en perdre de vue les vrais enjeux, ceux qui déterminent l’avenir de nos concitoyens – au plan national comme à Nogent-sur-Marne.