les résultats officiels des élections européennes à Nogent-sur-Marne par bureau de vote
12/06/2009
Résultats officiels des élections européennes à Nogent-sur-Marne
Publié par
Nicolas Mauduit
à
11:11
17/05/2009
Meeting de campagne européenne du Mouvement Démocrate à Nogent-sur-Marne
Pour ceux qui n’ont pas eu la chance d’assister le 5 mai 2009 à Nogent-sur-Marne au meeting de campagne européenne du Mouvement Démocrate, une video a été mise en ligne :
Marielle de Sarnez, Bernard Lehideux, Marie-Anne Kraft, Stéphane Traineau, Medhi Benchoufi étaient à la tribune parmi les candidats figurant sur la liste, ainsi que Robert Rochefort et Jean-Jacques Jégou.
Publié par
Nicolas Mauduit
à
14:14
31/03/2009
Simulateur des élections européennes (scrutin de listes à un tour le 7 juin 2009)
Voici ci-dessous une feuille de calcul du scrutin de liste à un tour permettant de simuler les élections européennes avec jusqu'à 9 listes passant le seuil des 5%.
Les données à simuler peuvent être modifiées dans les cases sur fond orange (suffrages pressentis, nombre de sièges à répartir - par exemple selon les différentes circonscriptions, ou éventuellement le seuil de 5%). Au bout de quelques secondes le nombre de sièges obtenus par chaque liste (la feuille peut aussi être sauvée et manipulée localement pour plus de souplesse).
Il est possible d'entrer un jeu de données pré saisi dans la feuille, par le numéro en case B4 (1=données de simulation, 2 à 23 résultats de sondages récents, 24 à 26 résultats d'élections antérieures). D'autres jeux de données pourront être ajoutés ultérieurement.
NB: les calculs d'attribution des sièges étant approximatifs (il est difficile de prendre en compte toutes les règles, par exemple l'âge des colistiers), il faut vérifier qu'un cas d'égalité des quotients calculés (cas très improbable lors d'une élection de cette ampleur) n'a pas entraîné une erreur d'attribution de sièges. Quand ce cas se produit, c'est indiqué par l'affichage de "problème" en case D22 (on peut le vérifier par un nombre total de sièges attribués supérieur au nombre de sièges disponibles). Pour éviter cette situation, il faut modifier très légèrement la valeur des suffrages de façon que les quotients intermédiaires qui donnent lieu à attribution de sièges (visibles plus bas dans la feuille) ne soient pas strictement égaux.
On pourra vérifier l’impact de l’émiettement (l’effet du seuil de 5% et du quotient correspondant à un élu), et la variabilité en terme du nombre d’élus liée au faible nombre de sièges dans chaque circonscription (par exemple les effets de bord résultant des quotients des autres listes dans les seuils pour obtenir 1 élu supplémentaire pour une liste donnée).
Publié par
Nicolas Mauduit
à
10:39
tags: élections, Europe, simulateur
06/11/2008
Débat à la Maison de l’Europe : Compétitivité économique, la France est-elle plus fragile que ses partenaires européens ?
[PS : je me suis efforcé de retranscrire sincèrement ce que j’ai compris des échanges et de chaque point de vue, mais comme c’est désormais souvent le cas pour un nombre grandissant de discours officiels «seul le prononcé fait foi ». J’ai aussi pris la liberté de quelques ajouts personnels, entre crochets]
Lundi 20 Octobre avait lieu à la Maison de l’Europe à Paris un débat entre Jean Peyrelevade (ancien PDG du Crédit Lyonnais, auteur du récent ouvrage « Sarkozy : l’erreur historique», vice président du Mouvement Démocrate) et Henri de Castries (président du directoire d’Axa) sur le thème de la compétitivité économique, et en particulier leur posant la question : la France est-elle plus fragile que ses partenaires européens ?
Françoise Crouïgneau (présidente de l’association des journalistes économiques et financiers) leur proposa dans un premier temps de confronter leurs points de vues sur la crise bancaire et du crédit, avec d’abord la question traditionnelle « qui va payer, c’est la faute à qui ? »…
Jean Peyrelevade commence par rappeler une théorie qu’il affectionne : « tout système financier laissé à lui-même fait faillite » [note personnelle : c’est aussi le cas en ingénierie à propos de mécanismes comportant du gain – l’équivalent du levier sur les marches financiers – qui nécessitent une contre-réaction pour être régulés de façon à éviter de sortir de leur mode normal de fonctionnement].
Il argumente : « l’expérience historique le prouve, le seul moyen d’éviter les crises graves est la régulation .La monnaie est le bien public, son émission est une prise de risque. Aux USA, l’activité de distribution de crédit immobilier est mal régulée, se répand par titrisation, mal régulée aussi, via des agences de notation, non agréées, les banques d’investissement américaines (Merrill Lynch, Goldman Sachs, Lehmann Brothers) pas régulées non plus. Ce que je ne peux pas déterminer c’est pourquoi à un certain moment tout se détricote. Les remèdes ? le seul est la signature publique pour ramener la confiance (semi nationalisations, rachats d’actifs…). Dans cette partie de son activité, répondre à l’urgence, Nicolas Sarkozy a bien fait son travail. »
Q - comment sortir de la crise, faut-il revenir sur les normes « fair values » ? [cf. Bâle 2 et ses 3 piliers]
Henri de Castries : « j’ai une analyse proche, mais différente : la crise est avant tout financière, qui causera des dégâts dans l’économie réelle. Les conséquences des subprimes sur l’immobilier sont classiques, puis viennent la vraie menace par la hausse des matières premières, et au moment ou elles se retournaient, une accélération de l a crise financière – ce qui peut sembler surprenant :
1) ce qui fait payer des conditions laxistes américaines pendant trop longtemps
2) la réglementation est de plus en plus pro cyclique, utilisant des instruments de mesure de plus en plus court terme, ce qui accroît le mécanisme à la hausse comme à la baisse. Une règlement pro cyclique dans le secteur bancaire est un cocktail mortel, avec des normes comptables privilégiant l’immédiateté (ce qui était à l’origine, c‘était l’obligation de prêter sous Clinton, ce qui fut suivi d’abus dans les banques). La fair value est un abus de langage, ce n’est pas une valeur « juste » (valeur immédiate ou instantanée dans le norme internationale); l’IASB est essentiellement constituée d’anglo-saxons doctrinaires… Le métier de la banque est de collecter des ressources courtes pour les transformer en emplois longs, et repose sur la confiance : tout le monde ne se présente pas en même temps au guichet. Or la norme comptable consiste à faire comme si tout le monde se présentait en même temps au guichet. [note personnelle : il me semble que cette image induit en erreur au regard de la crise bancaire actuelle, les liquidations d’actifs pour rétablir les ratio de solvabilité ayant été causées plus par des dépréciations d’actifs y compris peu liquides plus que par des queues aux guichets]. Peu à eu en Europe les cotés artificiels du système ont été soulignes, avec des CDS [Credit Default Swap] à 0.30/$ ou 0.4/$ ce qui signifiait 100% de risque de faillite. Au lieu de considérer que les ratios de solvabilité sont des amortisseurs, il est adopté une forme de virilité refusant de voir sa marge baisser et conduisant à une augmentation de capital, ce qui fait baisser le cours par dilution. Il y à 3 ou 4 manières de gérer cette crise :
- rétablir le crédit interbancaire qui était bloqué
- obtenir une modification des normes : ne pas mesurer les actifs que l’on est pas obligés de vendre
- adopter une gestion plus pragmatique, plus souple des fonds propres (par exemple, pourquoi augmenter les fonds propres si les états ont dit qu’ils garantissaient la non faillite ? )
D’autre part, c’est un peu facile de désigner des boucs émissaires : les Banques Centrales ne pouvaient pas ignorer la situation (ils ont les bilans des banques, ils ont vu l’endettement augmenter) [mais les engagement via CDS ne sont-ils pas hors bilan ? et quid de l’effet des hedge funds, qui sont peu contrôlés et opèrent depuis des paradis fiscaux pour leur opacité ?].
Q – et les hedge funds ?
Jean Peyrelevade : « ok il y a eu un effet stupide de Bale 2 et d’une gestion trop conservatrice des ratio de solvabilité, mais même si une gestion satisfaisante avait eu lieu les accumulations de risques et l’opacité font peser les risques de faillite. Bien sur, les Banques Centrales pouvaient regarder les bilans des banques d’investissement, mais ils ne pouvaient rien dire (concernant les hedge funds les risques sont opacifiés – on parle de 600 000 milliards de dollars de produits dérivés, mais cela n’a aucun sens, il faudrait connaître le net instantané). C’est ma seule différence avec H de Castries : tout point d’accumulation de risque fait courir un risque mortel. »
Henri de Castries : « je pense que l’on aurait pu, au début, contrôler par les contreparties (les banques qui financent les hedge funds). Il s’agit de la première crise financière liée à l’amélioration de la technologie. »
2 ou 3 questions dans la salle - M Riquier de Bruxelles, vous parliez Jean Peyrelevade de ne pas oublier de zone à risque, or les hedge funds sont aussi sur les matières premières ?
Jean Peyrelevade : « c’est le problème de la transparence des hedge funds, le manque de connaissance de leur positions. Potentiellement, c‘est le même type de problème. »
Q – ?, investisseur privé : dans quelle mesure la cotation des banques est-elle un facteur aggravant sur la confiance ?
Henri de Castries : « la cotation est condition de ressource, par l’accès aux marchés de capitaux. Mais il est vrai qu’une crise des cours peut donner le sentiment d’une crise sur la société (cf. ING récemment). »
Q Bernard ? – quelle est la charnière entre finance et monde réel ? les salaires, la rentabilité et profits en forte augmentation dans les métiers de la banque et de la finance ? est-il raisonnable de faire passer l’assurance de l’Europe sur le régime de solvabilité et les mêmes ratio que les banques ?
Jean Peyrelevade : « Henri de Castries a largement répondu : il existe un déséquilibre dans la croissance américaine qui est alimentée par l’endettement. Les responsables sont Alan Greenspan et les gouvernements : sous Clinton, le crédit « forcé » aux classes défavorisées, etc. On attendait un atterrissage pour revenir sur les mécanismes d’incitation à la prise de risque, mais pas dans cette atmosphère de crise mondiale. Il faut réfléchir à des formes d’actionnariat qui fassent échapper les dirigeants à la prise de risque excessivement rémunératrice à court terme (une piste consisterait à considérer les fonds propres comme des obligations, la rémunération serait non pas sur les plus-values mais sur le niveau de risque de l’entreprise). »
Henri de Castries : « [Chez Axa] nous avons essayé de diminuer les rémunérations fixes et de rémunérer à la performance pour rémunérer le long terme – notre erreur étant que c’était trop lié au cours de l’action. Nous sommes en faveur de Solvency 2 (malgré quelques lacunes) car c’est un système plus moderne que le précédent, avec une mesure du vrai risque économique par une analyse stochastique, et à une supervision européenne. Il reste une trentaine d’éléphants - dont Axa - dans le monde, observés par une multitude de régulateurs indépendants : nous préférerions un seul régulateur (et non pas 27). Solvency 2 donne un avantage aux grands groupes (les ratio baissent car tous les œufs ne sont pas dans le même panier), mais garde quelques limites, en particulier la mesure est faite sur un horizon trop court (1 an). »
_______________________________________________
Seconde partie du débat - regroupement des thèmes réveil de l’Union Européenne : pour combien de temps, et comment améliorer la compétitivité en France ?
Q – le gros de la crise passé, ne risque-t-on pas de retrouver les conflits nationaux, et donc la France derrière cas moins compétitive ?
Jean Peyrelevade : « une fois la crise passée il faut rebâtir une régulation mondiale à 3 étages (et je ne suis pas optimiste sur le comment) 1) c’est une matière technique compliquée, il faut un concepteur (normes comptables, produites dérivés, hedge funds, solvabilité, cyclique/contra-cyclique…) : ce n’est pas un réunion de chefs d’états qui suffira (cf. la crise japonaise : il a fallu 8 ans pour établir les règles après la crise…) ; cela peut être une réunion des banques centrales, elles seraient alors chargés par les gouvernements de cette mission. 2) l’Europe doit parler d’une voix forte donc unique : il faudra un régulateur européen musclé et sûr de l qualité de sa parole. La capacité de fabriquer un vrai régulateur central sera un test (tous les régulateurs nationaux sont contres). 3) une idée utopique : quand on voit le caractère désordonné des interventions, il faudrait un fond d’intervention européen de 1ere intervention (abondable par les états) par cotisation de toutes les instances actives (banques, assurances…) pour couvrir les cas les plus dangereux, comme l’Islande ou l’activité bancaire avait pris une importance sans mesure avec l’Etat (ce problème se retrouve dans les paradis fiscaux).
J’assume mon ouvrage [Sarkozy : l’erreur historique] : l’économie française est faible car les marges des entreprises sont les plus faibles d’Europe. Un coup d’œil au budget 2009 indique que les marges françaises vont continuer à décroître, la politique du Président Sarkozy est complètement inadaptée : les marges faibles ont entraîné en 2007 un taux d’autofinancement à un point bas historique (de l’ordre de 50% contre 80% à 90% selon les normes habituelles), alors que l’Allemagne est à 100% autofinancée. Nous sortirons de cette crise en faiblesse accrue. »
Henri de Castries : « je suis plus proche de Nicolas Sarkozy. Sur la reconstruction, je pense comme Jean Peyrelevade que c’est un sujet difficile, les institutions sont devenues des bureaucraties… »
Q intervention dans la salle – même l’Eglise peut changer, faut-il aller à Lourdes ?
Henri de Castries : « il faut essayer sur des sous-ensembles. In certain nombre de pays en développement doivent participer [à la reconstruction] Chine Brésil Inde Afrique du sud … et l’Europe avoir une seule voix. Les techniques et la réactivité ne sont plus les mêmes qu’en 1945 : les banques centrales et ministères des finances n’ont plus besoin de se réunir physiquement, il faut créer des procédures et non des institutions.
Dans les sous-ensembles sur lesquels commencer : je suis sceptique sur l’Europe à 27 (ne serait-ce que pour le temps de s’exprimer, près de deux heures avec seulement 4 minutes par ministres…)
L’Eurozone est gérable (cf. l’avant dernier week-end), il faut construire là-dessus. Idem pour la supervision, il ne faut pas que tout le monde soit à bord : avec une Europe à 6, il est impossible aux petits pays d’être contre. Il faut ne pas hésiter à jouer de l’effet d’entraînement des grands pays.
La réunion à 4 [du 4 octobre] a généré tant de frustrations qu’elle a permis la réunion à 15. Il est naïf de penser que les problèmes français seront réglés en 18 mois ni en 36 ni en 4 ans : depuis 1981n nous avons accumulé un retard considérable. Je suis moins pessimiste sur les entreprises : leur activité française est moins performante, mais pas à l’international (cac40 ou SBF250) : L’Etat coûte de plus en plus et fonctionne de moins en moins, les entreprises croissent à l’extérieur. De plus nous avons des leaders mondiaux, ce qui permet un certain optimisme. Va-t-on arriver à mieux gérer l’Etat et voir des bilans plus productifs ? TEPA [paquet fiscal d’août 2007] : c’est principalement une baisse du coût du travail, ce qui n’est pas suffisant. Le seul moyen de trouver des marges de manœuvres est d’augmenter la productivité de l’Etat. Le Canada, la Suède ont été poussés au mur par les conditions internationales et ils l’ont fait (mais nous avons aujourd’hui des conditions beaucoup plus défavorables).
Jean Peyrelevade : « 1) Les comptables nationaux ne savent pas la part d’activité réalisée à l’étranger des entreprises françaises : pour mon livre précédent [le capitalisme total, édition Seuil], j’ai demandé au ministère des PME, aux chambres de commerce etc. personne n’a pu répondre ; pour les sociétés cotées c’est connu, mais elle ne représentent en gros qu’un quart de leur valeur ajoutée des entreprises (et autant réalisé à l’étranger) - reste 75%… 2) critique dynamique : le Président de la République veut juger sur les résultats : avec son action 2007, 2008, 2009 les entreprises françaises continuent de se détériorer (et le choc date d’avant la crise, cela risque d’empirer) 3) je suis le premier (plutôt le premier bis) à vouloir réformer l’Etat, supprimer un niveau d’administration locale … mais je crains que cela ne soit devenu mythologique. Les déficits publics dépassent 50 milliards et sont en augmentation, et la RGPP doit permettre de gagner 7 milliards seulement horizon 2012. Le partage de la valeur ajoutée en France est mal réglé : il est trop favorable aux ménages et pas assez aux entreprises, ce qui enferme dans le cercle vicieux suivant : pas d’investissement, par de gains de productivité, pas de pouvoir d’achat. Les marges des entreprises en France étaient autour de 33% en 1989 et en diminution (après un creux autour de 30% en 1987) et elles seront de 27% en 2009 ; en Allemagne, elles sont de 41%. »
Henri de Castries : « Il n’est pas possible d’augmenter la fiscalité sur les ménages, il ne reste plus qu’à laisser jouer les stabilisateurs automatiques » [note personnelle : espérer un retour à l’équilibre par une croissance plus rapide du PIB que de la charge de la dette semble un pari hasardeux, en particulier dans un contexte de remontée des taux]
Q ?, chef d’entreprise de province – la réunion de l’eurozone a été possible grâce a Gordon Brown qui est hors eurozone : quel noyau dur ? concernant les PME, on peut débattre de la réforme de l’Etat, mais le pays n’est pas prêt – il pourrait le devenir si le droit à l’expérimentation est accepté (surtout si le benchmark est à l’étranger) : il y a un décalage entre les sciences du vivant, très technologiques, et le pilotage par l’Etat des grands corps…
Henri de Castries : «Brown a été forcé par les Irlandais (départ des dépôts [suite à la garantie apportée par l’Irlande des dépôts bancaires]), son schéma a servi de modèle, il devenait difficile d’être moins disant. Qui sera gagnant ? à voir l’état du système bancaire anglais, Standard Chartered et HSBC semblent ok, Barclays et Royal Bank of Scotland sont quasi nationalisées… il faut des structures souples. Concernant l’expérimentation, c’est tout à fait juste : nous en sommes de farouches partisans, moins dans la sphère publique. Le secteur de la dépendance à venir [cinquième risque] correspondra à une demande sociale forte et il n’y a pas un centime publique : va-t-on pouvoir inventer une solution ? l’Etat doit assurer la définition du cahier des charges.
Jean Peyrelevade : « on sera d’autant plus efficaces s’il y a un schéma de régulation européen sur la table. Je suis frappé par l’absence totale de la Commission Européenne [dans les concertations récentes sur la crise bancaire et du crédit] : nous devons revoir le dialogue inter-étatique en l’absence de propositions de la Commission. Concernant la régulation, il n’y aura pas de régulation financière en Europe sans les Anglais. »
Q - ? du Benelux : si les prélèvements obligatoires augmentent, ne risque-t-on pas de voit augmenter encore le nombre des réfugiés de la gare du nord ? ils sont 220 000 selon les chiffres officiels, 100 000 de plus selon les chiffres officieux [à avoir pris le train gare du nord pour aller travailler hors de France], si l’Irlande quitte l’euro Berlusconi suit, que fait-on ?
Q - ? haut fonctionnaire hors cadre, rémunéré à l’intention, puis élu – en tant qu’adjoint haut fonctionnaire, connaissant la procédure plus que la création de richesse : pourquoi voulez-vous que cela change, avec le handicap supplémentaire d’avoir été tendres avec les banques, en comblant les gaps ?
Jean Peyrelevade : [rapidement, car devant partir] « sur l’emploi : technocratique, une étude récente de l’INSEE montre qu’il y a une complémentarité entre l’import et l’export pour les entreprises implantées à l’étranger [c’est à dire que l’activité dans les filiales à l’étranger entraîne des emplois en France].
Concernant les réfugiés de la gare du nord : on peut continuer à s’enfoncer doucement, comme nous le faisons depuis 1981 : avec l’Italie et peut-être le Portugal, la France n’a jamais présenté un budget à l’équilibre. Ma thèse est que plus on continue, plus le taux de croissance baissera jusqu’à obtenir un pouvoir d’achat stationnaire. »
Publié par
Nicolas Mauduit
à
13:10
tags: compétitivité économique, économie, Europe, Henri de Castries, Jean Peyrelevade, Maison de l'Europe
13/06/2008
Comme un coup de tonnerre de plus…
Alors que le dépouillement des résultats du referendum sur l’adoption par l’Irlande du Traité de Lisbonne se poursuit, les premiers résultats semblent « mitigés », selon le jargon diplomatique d’usage, et le Ministre de la Justice Irlandais aurait même annoncé sur RTE la victoire du « non ».
François Bayrou soulignait en clôture de la Convention sur l’Europe du Mouvement Démocrate tenue dimanche dernier à la Maison de la Chimie qu’ « Il nous revient de penser une Europe nouvelle et de la faire aimer ».
Ce respect et cette écoute nécessaire de nos concitoyens Européens ne semblent toujours pas devoir être considérés par notre Gouvernement : le secrétaire d ‘Etat chargé des Affaires Européennes Jean-Pierre Jouyet parle déjà d’un « arrangement juridique » au lieu de s’attacher à répondre aux attentes des Européens, qui attendent toujours le travail d‘explication des enjeux et mécanismes ayant cruellement manqué lors de la campagne pour le Projet de Constitution Européenne.
Cet autisme forcené augure mal de la Présidence Française de l’Union Européenne.
Publié par
Nicolas Mauduit
à
13:58
tags: concertation, confiance, Europe, referendum
23/04/2008
Droit d’allégeance ?
Le Président de la République a-t-il un droit constitutionnel de faire preuve d’allégeance au nom la Nation dont le pouvoir exécutif lui a été confié? Si je force un peu le trait, c’est pourtant bien la tendance qu’il entend imprimer à la Diplomatie Française, et au delà à la construction de l’Europe de la défense, par sa déclaration du 3 avril à Bucarest annonçant l’envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan. Il ne peut pas arguer d’une promesse de campagne sur ce sujet: s’agirait-il d’une déclaration en l’air de plus, visant à tester la popularité du concept dans l’opinion selon la « méthode Sarkozy » dont l’emploi systématique par le candidat à la présidentielle s’est depuis généralisé aux membres de son gouvernement? en tout cas ce n’est pas le rapport de mars annonçant la réduction des effectifs des armées qui démentira cette orientation. Après ses velléités de rupture avec mai 68, c’est plutôt par la rupture avec mars 66 et la sortie de la France du commandement militaire intégré de l’OTAN que Nicolas Sarkozy cherche aujourd’hui à faire oublier le spectre du choc de confiance et du « tout devient possible », et cela contribue probablement à son record de popularité – en tout cas de rapidité dans la désillusion de nos concitoyens (72% des français mécontents après un an de présidence, 58% doutant de sa capacité à réformer à l’avenir).
Quel est donc l’intérêt de s’aligner aujourd’hui avec une administration américaine qui va changer après les élections à la fin de l’année ? quand bien même cela serait un pari hasardeux sur le maintien des conservateurs avec McCain : au profit de quels lobbies celui-ci réorienterait-il la pax americana et son armada ? il ne s’agit même pas pour le Président d’arguer de contrats commerciaux comme ce fut le cas pour ses positions récentes vis à vis de la Libye, du Tchad ou de la Chine… Cet alignement sans contrepartie (y compris concernant le commandement de la Méditerranée) avec la coalition « liberté immuable » - dont on sait désormais sur quels mensonges elle a légitimé son action – me laisse perplexe, d’autant que la rhétorique confuse du Président qui décrète a minima de laisser « cheminer l’Europe de la Défense » tout en prônant de continuer « à cheminer vers l’OTAN» ne fait oublier ni sa posture au moment du déclenchement de la seconde guerre en Irak, ni les tentatives américaines d’affaiblissement de la « vieille Europe » y compris par des contrats d’armement aux les nouveaux entrants (chars abrams et F16 pour la Pologne et la Hongrie…). Et les risques, eux, sont bien réels, comme le rappelait Didier Boulaud (Sénateur PS de la Nièvre), après avoir démissionné de la Commission du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale quelques heures avant le débat sur la motion de censure, s’appuyant même sur le blog de François Fillon qui soulignait en 2006 les risques d’une « Irakisation » de l’Afghanistan.
Le mur de Berlin est tombé en novembre 1989, la guerre froide est finie, ou du moins elle s’est mondialisée en prenant un tour économique multipliant les instabilités régionales… Mais la France va en s’affaiblissant, handicapée par son étatisme au train de vie dispendieux et le poids de la dette qui en a résulté, et ce déclin que certains se refusent à regarder en face contribue à nuire au rayonnement de son indépendance (l’intervention de Villepin à l’ONU date de 5 ans déjà : où sont les gaullistes aujourd’hui ?). Le discours de Strasbourg de François Bayrou (12 février 2007) s’inscrit dans la continuité du projet européen construit sous la 5ème République, y compris l’Europe constituée de plusieurs cercles souhaitée par F. Mitterrand, à laquelle il faudra donner de véritables objectifs pour mieux la définir et des moyens de les atteindre. Il est urgent de construire une Europe politique, qui seule permettra de se doter des outils garantissant l’indépendance à laquelle nous aspirons – y compris d’une force d’intervention européenne.
Cette abandon à l’unipolarisation se décline aussi sur le plan local, en particulier avec le risque d’une allégeance de notre Maire aux schémas de Grand Paris préparés en haut lieu par l’UMP : l’histoire récente a montré qu’il faudra, une fois encore, rester vigilant pour préserver les intérêts de Nogent et des Nogentais.
Publié par
Nicolas Mauduit
à
15:10
tags: Afghanistan, atlantisme, défense, Europe, OTAN
16/01/2008
La voix parlementaire
en lieu et place de la voix du peuple souverain…
La Démocratie n’en sort pas grandie, et on peut s’interroger sur qui y trouve son intérêt. Certainement pas le citoyen, qui constate qu’une occasion de sortir par le haut de la crise initiée le 29 mai 2005 s’échappe.
Au PS on hésite entre la politique de la chaise vide, tenter d’arracher un nouveau referendum, ou une pirouette. A l’UMP, la tentation est grande d’user de cette occasion, s’il en fallait, d’augmenter la confusion dans les rangs adverses.
Le projet de modification de la constitution visant à permettre la ratification du traité « simplifié » est à l’étude, mais les implications du vote du congrès le 4 février me semblent beaucoup plus vastes.
Je ne pense pas que la légitimité puisse s’acquérir par des manoeuvres au 21eme siècle, pas plus au plan européen qu’au plan national ou local.
Publié par
Nicolas Mauduit
à
15:35
tags: démocratie, Europe, participative
